Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy

Le Ms Arras 437, un graduel de XIIIème siècle, en notation messine, se révèle un excellent technicien quand il s'agit de traduire des mélodies dans des hexacordes peu "classiques".

L'exemple ci-dessous, tiré du fo 22, l'illustre bien. La sribe va - chose rare - signaler explicitement plusieurs mi bémols dans l'Antienne de procession Juxta vestibulum et altare :

 

Signalons, pour l'Office, l'égale compétence des Mss Metz 83 et 461.

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Replies to This Discussion

C'est ça, l'organisation!!

Bien à vous.

;-)

...parce qu'à l'époque on préférait noter des bémols plutôt que des dièses?

> si on le veut on le met

 

comme j'ai dit, on ne notait pas les dièses, mais on écrivait des bémols. En écrivant en .mi. la phrase «clamantium ad te» ne pouvait pas être notée, car le dièse ne se faisait pas si on voulait, mais se faisait tout court.

La particularité de cette version par rapport à tant d'autres ce n'est pas la transposition en .la. , mais bien la notation explicite du mi-b (tous ceux qui transposent en .la. ont aussi chanté, mais pas noté, le mi-b)



Ricossa said:

...parce qu'à l'époque on préférait noter des bémols plutôt que des dièses?

Bonjour à tous, l'occasion du carême tout proche m'amène à revenir sur cette intéressante discussion ancienne. 

Est-ce que l'antienne "Immutemur habitu" est aussi notée transposée de façon analogue, avec des mi b,  dans ce même manuscrit Arras 437 (il n'est pas en ligne ?)

Cette antienne est traitée dans le bon vieux Le Graduel des Prêcheurs de Delalande :
https://media.musicasacra.com/dominican/Studies/delalande-graduel_d...

Je profite de cette discussion sur la présence du Mi bémol dans une notation grégorienne pour vous demander quelle est la raison qui fait que dans le chant grégorien on parle en numéro de Mode (classé si j'ai bien compris d'après la teneur et la finale) plutôt qu'avec le nom des modes (mode de Do, de Ré, de Mi etc...) en fonction de la finale des pièces ?

les finales ne sont déterminantes qu'à partir du XIe siècle

Louis-Marie Salaün said:

Je profite de cette discussion sur la présence du Mi bémol dans une notation grégorienne pour vous demander quelle est la raison qui fait que dans le chant grégorien on parle en numéro de Mode (classé si j'ai bien compris d'après la teneur et la finale) plutôt qu'avec le nom des modes (mode de Do, de Ré, de Mi etc...) en fonction de la finale des pièces ?

The version from Arras is almost the same as we did write in Graduale Novum at page 56.

But we wrote, as Ricossa proposed, starting on fa and ending on mi and with fa-diesis at clamantium. Not the mib is exceptional but this fa-dièsis! That's the reason why the writer from Arras had to choose this exotic transposition. 

But the transposition to the upper fourth is often used to 'hide' the fa-dièsis.

almost the same... we transcribed sol-mi, mi at vesti-bulum (note the iusum in Ein)

not the mib is exceptional..... but regarding to the notational practices it is! I saw it once in a manuscript from Graz but I know no other examples.

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