Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy

* Comme nous le savons, Chypre est un croisement de la culture byzantine et latine.

Mais que savons nous de la liturgie et du chant à Chypre aussi bien dans l'église latine que grecque ?

Avons nous des sources manuscrites ? (antiphonaire, graduel, rituel, typikon, sticherarion, ect...)

* Mes questions au sujet de la liturgie et du chant à Chypre sont motivées par une étude sur le culte de la Sainte-Croix à Chypre à l'époque médiévale.

Je me demande s'il est possible de trouver des sources semblables à celles de Bénévent où nous trouvons des antiennes pour la fête de l'exaltation de la Sainte-Croix en latin et en grec ou bien d'autres curiosités liées à la mitoyenneté de ces deux liturgies.

La seule source que je connaisse pour le chant à Chypre est le codex franco-chypriote mais pour la liturgie c'est un peu léger en en dehors des Gloria et Credo et des hymnes polyphoniques... ou nous trouvons pour la Sainte Croix :

67v-68 Reverenter veneremur sancte crucis stipitem / Venerandum crucis lignum

 

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Replies to This Discussion

En fait, c'est un longue histoire.

Dans la collection Saint-Sauveur à Messine, il y a quelques stichéraires et ménologues du Chypre (avec les calendriers très particulairs): Malheureusement, je suis à Berlin. L'exemplaire du catalogue à la Staatsbibliothek est encore en préparation, avec cela je te pourrais répondre en détail. Il faut attendre autour de 18 octobre.

Bonjour, je suis avec grand intérêt cette discussion car je m'intéresse au culte marial musical chypriote. 

Vivement la mi- octobre !

Bonjour Lila !

Avez-vous trouvé des sources pour le culte marial ?

Lila HAJOSI a dit :

Bonjour, je suis avec grand intérêt cette discussion car je m'intéresse au culte marial musical chypriote. 

Vivement la mi- octobre !

Non pas encore, malheureusement. Mais j'ai lancé il y a peu le prêtre de mon église (orthodoxe grecque) sur l'affaire, lui même étant d'Asie Mineure, si j'ai des sources je vous transmets cela !

Dominique Gatté a dit :

Bonjour Lila !

Avez-vous trouvé des sources pour le culte marial ?

Lila HAJOSI a dit :

Bonjour, je suis avec grand intérêt cette discussion car je m'intéresse au culte marial musical chypriote. 

Vivement la mi- octobre !

Chère Lila

Une source bien précieuse serait une enrégistrement de votre communauté, si vous êtes prète. Bien sûr, faire une recherche au champ et participer au rite ne vont pas ensemble.

J'ai fait cela en Calabre, parce que là il y a les minorités italogrecques et les minorités italoalbanais, et bien sûr il y a même une minorité emotionelle qui est rien d'autre que catholique, entre eux il y a quelques langobardes qui se sentent byzantins dans leur profondité (à Bari :).

Même dans le contexte de la tradition byzantine, la provenance "chypriote-palestine" est particulaire. Il y a trois manuscrits dans la collection de l'archimandritat S. Saveur à Messine (aujourd'hui conservée à la Bibliothèque universitaire). Selon Donatella Bucca (p. 58):

"Il codice [ms 51] fa parte, insieme al Meneo Messan. gr. 51, di un noto gruppo di 15 manoscritti musicali conservati, oggi, in diverse biblioteche ma prodotti, verosimilmente, tutti in area palestino-cipriota."

Messan. gr. 51

XII • Grand Oktoéchos, Paraklétiké, notation paléobyzantine, Coislin V (échos protos, ff. 1r-9v; échos devteros, ff. 10r-18v; échos tritos, ff. 18v-27r; échos tetartos, ff. 27r-35v; échos plagios du protos, ff. 35v-44r: échos plagios du devteros, ff. 44r-52r; échos varys, ff. 52v-60v; échos plagios du tetartos, ff. 60v-69v; collection des exapostilaires, des 11 stichéro heôthina con les leçons combinées).

"La Paracletica Messan. gr. 51 è l'unico manoscritto musicale greco conosciuto che contiene miniature create appositamente per il suo testo; esse, infatti, illustrano e spiegano le parole del primo stichero anastasimo con cui si apre ciascuno degli otto modi musicali."

Exemple:

fol. 18v

Déscription (pour la restitution de l'orthographie des hymns regardez Bucca, p. 46):

Stichéra anastasima εἰς τό Κύριε ἐκέκραξα ἦχ. γ῾

  • Τῷ σῷ Χριστὲ σωτὴρ θανάτου
  • Πεφώτησται τὰ σύμπαντα
  • Δοξάζω τοῦ Πατρὸς

Stichéra anatolica <εἰς τό Κύριε ἐκέκραξα ἦχ. γ῾>

  • Τὸν σταυρόν σου τὸν τίμιον
  • Ὑμνοῦμεν τὸν σωτῆρα
  • Τοὺς ἐν ᾅδη καταυὰς
  • Οἱ ἀναξίως ἑστῶτες

<Doxologie avec Theotokion>

  • Πῶς μὴ θαυμάσωμεν
  • Ὁ τῷ πάθη σου

Stichéra alphabetica ἦχος γ῾ notés:

  • Ἡ ζωοδόχος σου
  • Θεὸς ὑπάρχων ἀναλλοίωτος
  • Ἵνα τὸ γένος ἡμῶν

<Doxologie avec Theotokion>

  • Ἀσπόρως ἐκ θείου Πνεύματος

Comme çela avec les stichéra anastasima, ce manuscrit représente peut-être la forme la plus connue aujourd'hui, même avec sa choix des compositions palestines de Jean Damascène, André de Crète et Cosma de Mayoume, mais aussi Joseph Hymnographe et Théodore le Stoudite et Théophane Graptos, qui était rare à cette période, mais la distinction de la provenance est basé sur les critères paléographiques (l'écriture et le style des miniatures, "Laubsägenstil"), "le même milieu, peut-être le même scriptoire".

Messan. gr. 52

XII • Ménaion (le cycle immobile du stichéraire avec les idiomela, mais aussi les prosomeia) avec les synaxaires (vitae des saint lu entre le sixième et le septième ode du canon du matin) du ménologue (Septembre-Janvier), notation paléobyzantine, Coislin V, l'écriture onciale (Septembre, ff. 1r-17v; Octobre, ff. 18r-37v; Novembre, ff. 38r-60v; Décembre, ff. 61r-104v; Janvier, ff. 105r-112v)

Exemple:

fol. 38v

Déscription:

Hymns de la fête des Saint Anargiris Cosmas et Damiens (1 Novembre):

Hesperinos:
stichéron dogmaticon noté:
ἦχ. πλ β´ (Ἀτελεύτητος ὑπάρχει τῶν ἁγίων) ἡ χάρις
stichéra idéomela notés:

  • ἧχ. β´ Ἰατροὶ τῶν ἀσθενούντων
  • ἧχ. β´ Ἡ πηγὴ τῶν ἰαμάτων
  • ἦχ. δ´ Πηγὴν ἱαμάτων ἔχοντες de Théophane Graptos

stichéron dogmaticon noté:

  • ἦχ. πλ β´ Πάντοτε ἔχοντες Χριστὸν

troparion apoliticion ἦχ. πλ δ´ Ἅγιοι ἀνάργυροι καὶ θαυματουργοὶ

Orthros:
Joseph Hymnographe Acrosticha sur le canon ἦχ. δ´ ἡ φλετά?
Δυὰς φωτοειδὴς τῶν σοφῶν ἀναργύρων (1. du 4 acrostichoi sur le heirmos de la permière ode)
(fol. 39r
Après le sixième ode un kontakion idéomelon avec oikos dit de Romanos Melodos suit le synaxaire des anargiris Οἴτινες εἶλκον τὴν γένεσιν)

Mme Bucca a fait un propre index des synaxaires (pp. 391-392), parce que quelques fêtes sont différents du ménologue constantinopolitaine, il y a beaucoup des saints paléstins e persanes qui n'étaient pas inclus dans les ménologues des autres régions.

Messan. gr. 96

XII (2e moitié) • Évangéliare avec l'ecriture du stlye epsilon, notation ekphonétique tard (leçons du cycle mobile, ff. 1r-262v; leçons du cycle immobile, ff. 262v-298v).

Exemple:

fol. 1r

Déscription:

Τῇ ἅγια καὶ μεγάλη Κυρίακη τοῦ Πάσχα κατὰ Ἰωάννην

Texte du début de l'évangile de St Jean avec les neumes ekphonétique en encre brune.

Permettez une correction de la déscription du Messan. gr. 51, fol. 18v:

Il est écrit στιχηρόν ἀναστασιμὸν εἰς τό Κύριε ἐκέκραξα ἦχ. γ῾

les stichéra anastasima qui suivent et qui on chante sur le modèle du psalme d'hesperinos (Ps. 140,1), s'appellent stichéra stavroanastasima, et la transcription correcte du premier sera:

Τῷ σῷ σταυρῷ Χριστὲ σωτὴρ θανάτου

Merci Oliver !!!

Et dans ces manuscrits, as-tu vu quelque chose de particulier pour l'office de la Croix ?

Oliver Gerlach a dit :

Même dans le contexte de la tradition byzantine, la provenance "chypriote-palestine" est particulaire. Il y a trois manuscrits dans la collection de l'archimandritat S. Saveur à Messine (aujourd'hui conservée à la Bibliothèque universitaire). Selon Donatella Bucca (p. 58):

"Il codice [ms 51] fa parte, insieme al Meneo Messan. gr. 51, di un noto gruppo di 15 manoscritti musicali conservati, oggi, in diverse biblioteche ma prodotti, verosimilmente, tutti in area ...

Selon le ménaion-ménologue Messan. gr. 52 qui est le plus détaillé, la description se trouve entre les pages 59-60. Ici le scan:

rappelons que le rit byzantin a perdu l'adoration de la Croix le Vendredi Saint. Quant à une hybridation chypriote, je me permets d'en douter. Les conditions y étaient très différentes par rapport à la Bénévent lombarde, voire pré-lombarde

Au moins, l'influence au thème calavrias me semble évident, mais ce n'est pas aucune évidence pour les langobardes, malgré des échanges nombreuses entre les deux thèmes. Mais, comme j'ai déjà dit, selon l'opinion de Vera von Falkenhausen, l'explication pour la liturgie vieux-bénéventaine ce n'est pas la présence locale d'une population grecque. Mais, elle avait seulement parlé pour Bénévent!

Merci pour toutes ces informations.

Mais je ne cherche pas seulement un type de liturgie comme à Bénévent.

Mais, je cherche tout ce qui pourrait être lié au culte de la Croix à Chypre.



Oliver Gerlach a dit :

Au moins, l'influence au thème calavrias me semble évident, mais ce n'est pas aucune évidence pour les langobardes, malgré des échanges nombreuses entre les deux thèmes. Mais, comme j'ai déjà dit, selon l'opinion de Vera von Falkenhausen, l'explication pour la liturgie vieux-bénéventaine ce n'est pas la présence locale d'une population grecque. Mais, elle avait seulement parlé pour Bénévent!

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