Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy


Bonne année à tous!

 

Petit décrassage malicieux après le réveillon…

 

Chantez cette antienne de l'Antiphonale Monasticum I page 84, puis fredonnez aussitôt la mélodie d'intonation qui vous passe par la tête:

 

  

- Vous avez entonné en 1° mode? :) Bravo! Vous allez pouvoir répondre à la question qui suit…

- Vous avez opté pour un 3° mode? :( Attendez avec moi! On va certainement nous expliquer pourquoi nous nous sommes trompés… À vrai dire, ce matin, aux Laudes, un ange est passé (peut-être bien même plusieurs…!) à la fin de l'antienne, car je savais que c'était un 1° mode, mais impossible d'entonner… J'avais encore dans l'oreille l'antienne Quando natus es…

QUESTION:

Pourquoi un bémol a-t'il été introduit sur  "laumus"?

Est-ce par analogie avec la finale de l'antienne Quando natus es? Si oui, la modulation nous emporte irrésistiblement vers le 3° mode… Or on nous indique un 1° mode transposé… (Oui, je l'ai caché sur l'image…) Autrefois, on avait tout simplement un 1° mode en ré, non transposé, sans modulation finale…

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Replies to This Discussion

La restitution n'est pas très correcte, mais le bémol est bien authentique, et l'attribution modale du nouvel AM n'est pas correcte (et ce n'est pas le seul cas)

Ricossa a dit :

La restitution n'est pas très correcte, mais le bémol est bien authentique, et l'attribution modale du nouvel AM n'est pas correcte (et ce n'est pas le seul cas)

Ah! Merci Mr Ricossa! Vous me rassurez!

Il me semblait bien qu'il n'y avait pas qu'un problème de lendemain de réveillon… Mon attirance pour le 3° mode s'expliquerait donc…



http://www.chmtl.indiana.edu/tml/9th-11th/JOHDEM_TEXT.html

[-101-] Capitulum XIV

Quid faciendum sit de cantu qui in proprio cursu deficit

Expositis itaque notarum vocabulis de cantibus dicendum est, qui in proprio cursu deficientes alienas sibi finales usurpant. Fit ergo ista cantuum illegalitas in quibusdam venialiter, in quibusdam vero minime. Itemque fit ex cantorum vitio, plerumque ex irrefutabili antiquitate. In quibus autem cantuum perturbatio tolerabiliter evenit, hi sunt modi: protus, deuterus, tritus. His autem legis transgressionem musici idcirco ignoscunt, quia affines habent voces. Affines autem illas voces dicimus, quae in depositione et elevatione concordant, verbi gratia .D. finalis proti cum .a. acuta concordat. Ambae enim tono deponuntur et tono et semitonio elevantur. Item .E. finalis deuteri cum .[sqb]. quadrato affinitatem habet, cum similiter deponantur et eleventur. Sed et .F. finalis triti cum .c. acuta in depositione et elevatione convenit. Propria autem affinitas [-102-] non est in depositione vel elevatione, nisi utrumque vel saltem elevatio duplicetur. Sed quoniam finalis tetrardi huiusmodi affinitatem non habet, ideo delicti venia caret. Oportet namque, ut qui vicarium habere non potest, ipse suum per se officium convenienter administret. Si ergo aliquotiens in cantu tetrardi ulla evenit aberratio, dicimus eam procedere ex cantorum inscitia et corrigendam esse musicorum peritia. In cantu autem praedictorum modorum, scilicet proti, deuteri, triti, quotiens opus fuerit, vice finalium affines haud incongrue subrogantur. Ut autem quod dicimus clarius elucescat, de singulis exempla subdimus. Antiphona ista Gaudendum est nobis, cum sit proti, in loco suo cantari non potest, quia in quibusdam locis sub parhypate hypaton id est .C. gravi secundum quosdam tonum requirit, qui ibi non est, ceterum in mese id est .a. incepta absque errore ad eandem .a. in fine deducitur. Similiter et ista antiphona Magnum hereditatis mysterium. Hoc autem quidam evitare [-103-] volentes ponunt inter .A. et .B. graecum .S., quod etiam synemmenon id est adiunctum appellant, ut ita sub .C. tonum habeant. Verumtamen nulla id auctoritate confirmare queunt. Nam Guido, qui ad hoc solum studuit, ut nullus in monochordo notarum esset defectus, hanc procul dubio interseruisset, si ei necessaria visa fuisset. Qui enim, ne quid deficeret, illas addidit, quae superfluae aestimari possunt, multo magis istam apposuisset, si eam necessariam vidisset. Est et aliud quod illorum assertionem improbat, hoc videlicet quod cantus plerumque non modo sub parhypate hypaton, sed etiam sub parhypate meson tonum requirit, qua necessitate compellimur ad superiores confugere ut in hac communione Aufer a me et in antiphona Germinavit. Item cantus deuteri in proprio cursu deficit, ut in hac antiphona Tu domine universorum. Sed et cantus triti in loco suo aliquotiens cantari nequit, quemadmodum haec communio De fructu operum tuorum. Haec omnia quisquis in affinibus finalium cantaverit, absque errore ad finem perveniet.

Il dit bien qu'il faut un ton entier sous la parhypate meson, c'est-à-dire sous le FA. Il me semble bien que Hartker l'attribue au troisième ton

Et bien, non, il l'attribue bien au premier mode :

http://www.e-codices.unifr.ch/en/csg/0390/71/medium

Je dois donc faire amende honorable et m'excuser. Cela dit, le mode est bien le même que Quando natus est (le troisième) a parte post. Que de questions!

...et normalement, la deuxième note du pes de "TE laudamus" est bémollisée , comme l'est le SI de "lauDAbilem" (Ant Rubum quem viderat) et de même le SI du même "TE laudamus" (Ant Quando natus est)

L'attribution d'une psalmodie du premier mode s'explique aisément si l'on considère l'Ant Egredietur virga de radice Jesse (AM 1934: p 220). On y retrouve la formule "de radice Jesse", cette fois "dans un contexte clair" de premier mode.

Good evening Dominique,

I wish you all the best for this new year!

Dominique Crochu a dit :

L'attribution d'une psalmodie du premier mode s'explique aisément si l'on considère l'Ant Egredietur virga de radice Jesse (AM 1934: p 220). On y retrouve la formule "de radice Jesse", cette fois "dans un contexte clair" de premier mode.

Je suis bien d'accord avec vous, l'antienne est clairement en 1° mode jusqu'à "Salvatorem".

Mais ma question touche plus particulièrement à l'intérêt d'introduire d'un bémol sur "laudámus" qui fait moduler et terminer en 3° mode: l'intonation de la psalmodie en 1° mode ne vient plus "naturellement"… Sans le bémol, ça passait tout seul.

Le texte "te laudamus" de l'antienne Quando natus es s'est invité avec sa mélodie dans l'antienne Germinavit...

Tout simplement.

N'oublions pas -sauf à preuve du contraire- que la composition a eu lieu en contexte de transmission orale!

Merci beaucoup!

Franz Karl PRASSL a dit :

Good evening Dominique,

I wish you all the best for this new year!

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