Musicologie Médiévale

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Bonjour, je vous propose quelques réflexions sur la communon Illumina telle qu'elle est proposée dans le Graduale Novum (je l'ai longtemps chantée ainsi moi-même, avant de me raviser) et telle que je la propose. Bonne lecture !

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An interesting approach!

 

Albi is regarded as a manuscript that 'gives the correct melody, but without the accidentels'.

There are surely cases where this is correct but I refer to his melody on the communio Data est.

That is a similar case. To avoid the forbidden tones he puts the incipit one tone higher.

But what is more interesting: despite this transposition he even there avoids the low SIB by altering the cadence-formula.

Was this tone, even in his writing, forbidden?

 

Saulnier in his thesis 3.3.2-4 came to the same conclusion as you did.

The difference with the version in Graduale Novum lies in the melodie over ET SALvum.

To be continued!

Je reçois le Graduale Novum la semaine prochaine!
J'attends avec impatience vos commentaires... !

Vos photos ne sont pas très grandes....

on ne voit pas grand chose.

Peut-être pourriez-vous mettre d'autre photos ?

Bonjour, J'ai quelques questions à poser à Luca concernant sa restitution de la communion Illumina.

1. Pourriez-vous redonner la version d'Alb-Gaillac sans la mutilation de la partie supérieure (à  la fin de la première ligne)?

2. Pourquoi avoir choisi sur FAciem le pes fa(dièse)-la et non pas sol-la?

3. Pourquoi avoir choisi sur IN tua misericordia le pes liquescent fa-la et non ré-la?. 

4. Pourquoi avoir mis sur liBEra un mi et non pas un fa, conformément à ce qu'on trouve ailleurs dans le même manuscrit et dans Bénévent?

Je remarque que Chartrs BM 47 (un manuscrit in campo aperto du début du Xe siècle, et donc indépendant de la notation sur ligne ) a mis l'indication de reprise de la communion à ré, et non pas à mi.

En effet on lit dans la marge:  i I(tilda) i . (cf. étude du Frère Puderoijen dans les mélanges offerts à Dom Claire).

Au passage de "tuUM, ET salvum", la tradition sangallienne (avec equaliter), Chartres BM 47 et Laon BM 239 donnent manifestement l'unisson, alors que les manuscrits français sur ligne donnent do-ré. Ces derniers ont une mélodie semblable à celle d'Albi-Gaillac, mais la jonction est fautive.

La solution de Luca est intéressante, mais je  ne vois pas comment la concilier avec le témoignage de Chartres BM 47 (début à ré). Il est certain que les notateurs ont eu du mal à écrire la mélodie, et nous, nous avons du mal à savoir quelle était leur modèle...

 

yes, the F-sharp is a necessity (this comm. was also attributed to the second mode). Naturally, the salicus on the second word has again f natural, the sharp appearing again on the second quilisma

Pour le Père Guilmard:

> 1. Pourriez-vous redonner la version d'Alb-Gaillac sans la mutilation de la partie supérieure (à  la fin de la première ligne)?

En effet, j'ai coupé par mégarde les deux DO tout en haut et m'en excuse.

> 2. Pourquoi avoir choisi sur FAciem le pes fa(dièse)-la et non pas sol-la?

Je le trouve probable au vu du sursum mediocriter de Eins.

 

> 3. Pourquoi avoir choisi sur IN tua misericordia le pes liquescent fa-la et non ré-la?. 

Il correspond à pas mal de sources et encore une fois au sursum mediocriter de Eins.

> 4. Pourquoi avoir mis sur liBEra un mi et non pas un fa, conformément à ce qu'on trouve ailleurs dans le même

> manuscrit et dans Bénévent?

 

C'est discutable en effet, mais je constate que souvent le strophicus est précédé du demi-ton (qu'il orne). En tout cas, pour cette pièce, Albi-Gaillac fait sa cadence sur le LA aigu pour faire la reprise à Domine, alors que Einsiedeln fait la cadence sur RE pour faire la reprise a capite (dans ce sens ma version est bien fautive !)

> Je remarque que Chartrs BM 47 (un manuscrit in campo aperto du début du Xe siècle, et donc indépendant de

> la notation sur ligne ) a mis l'indication de reprise de la communion à ré, et non pas à mi.


Mais ces indications font référence à un système purement mélodique et non pas absolu. Il est indéniable que la première note, qu'elle soit un RE ou un MI modernes, sera toujours un RE mélodique. La description des Absonia à l'aide des signes de la notation dasienne est très éloquente. Le son protus est toujours protus, même si on le transpose un degré plus haut

> 2. Pourquoi avoir choisi sur FAciem le pes fa(dièse)-la et non pas sol-la?

 

Voilà, j'ai retrouvé : Montpellier (20v). Je l'ai choisi parce que ça correspond au sm de Eins.

Pardonnez-moi, vos 1ères images étaient très lisible, mais je les avais ouvert avec Google-chrome qui avait réduit la taille.

Merci beaucoup pour ce tableau.

franco ackermans a dit :

 

Is this better?

J'ai regardé de près cette communion.

Pour donner à nos échanges une base solide, je joins à la discussion un tableau comparatif comportant vingt témoins:

Six témoins sangalliens, afin d'obtenir un maximum de renseignements sur les lettres significatives

Cinq témoins sur lignes proches de la tradition de St Gall (Graz 807, Klosterneuburg 588, Arras 437, Tallin 228 et le Grad de Bellelay)

Deux aquitains (lat 776 et lat 903)

Quatre bénéventains (les 33, 34, 35 et 38)

Le graduel de Sarum

Le tonaire de Montpellier

Le graduel de Chartres 47.

La restitution que je propose appelle les commentaires suivants:

Une fois de plus, le ms Arras 437 révèle de rares compétences dans l'utilisation des hexacordes. C'est lui qui a guidé mon choix de transcription. Comme le dit Luca, le problème central est bien une correcte traduction de l'intervalle qui suit "servum tuum". Cet intervalle est bien une tierce et non une quarte.

Pour preuve le témoignage des bénéventains, (généralement assez bons dans ces situations!), en particulier Bénévent 34, qui prend un soin extrême à signaler la tierce, quitte à "torturer" son système d'écriture (la clé de FA provisoirement écrite UN TON au-dessous de sa position habituelle (voir aussi, à "me", le guidon de transposition)

Par conséquent, on peut comprendre pour les autres témoins les "enjeux graves" que représentait le maintien de la tierce: l'utilisation d'hexacordes "impossibles"!!

Autre conséquence, la reprise "a capite" de l'antienne après le verset de psalmodie, qui naturellement s'opère sur SOL, donc un ton plus bas!

Je vous propose d'ailleurs très bientôt, dans une autre discussion, un cas semblable de reprise avec descente d'un ton.Ce sera dans le Répons Gaudebunt labia mea.

En ce qui concerne les liquescences, j'ai suivi au plus près les indications des sangalliens, à une exception près: à "non conFUNdar", où je n'ai pas trouvé d'équivalent pour l'inferius...Je me suis contenté du SI bémol en liquescence augmentative...(intuitivement, je pencherais pour SI bémol-sol).

 

 

c'est grosso modo mon choix : le début un ton plus haut que la fin. Il faudrait donc commencer le début en mi et finir en ré, ou commencer en la et finir en sol, vert bonnet bonnet vert
pour la reprise a capite, je pense qu'on la faisait quand-même un degré plus haut que la fin de la psalmodie (cf le sursum de Eins)

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