Musicologie Médiévale

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Commentum super tonos (Cod. Bononiensis Q 14, f. 3r-23r). Introduction et édition du texte.

Le bref traité de plain chant qui fait l’objet de la présente édition a été copié autour de 1300 vraisemblablement en Italie (Bologna, Civico Museo Bibliografico Musicale, Ms. Q 14, f. 3r-23r). Il consigne un enseignement issu de la tradition du Dialogus de musica composé autour de l’an Mil en Italie du Nord et retient en particulier l’attention par les nombreuses explications ou remarques critiques relatives à la transposition des mélodies. Ces dernières complètent utilement les observations recueillies et discutées par divers théoriciens de la fin du XIe et du XIIe siècle.- L’origine du texte demeure toutefois incertaine. Il pourrait avoir été conçu dans le Nord-Est de la France, au contact de la Lorraine ou des Flandres, et peut-être remanié en Italie au moment de l’exécution de la présente copie.

PDF (43 pages) en ligne sur HAL – Hyper Article en Ligne (http://hal.archives-ouvertes.fr) du Centre pour la Communication Scientifique Directe du CNRS

url : http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00699877

(dépôt du 24 mai 2012)

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Tags: Articles en-ligne, Livres en-ligne, Théorie musicale

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Comment by Dominique Crochu on June 15, 2012 at 20:18

Je pense cependant qu'une analyse comparative serait plus prudente avant de conclure avec certitude...

Comment by Ricossa on June 15, 2012 at 4:34

Bien sûr. Cela dit, selon la théorie des absonia, ces tétracordes pouvaient être assemblés librement pour donner toute sorte d'échelles. Je suis convaincu que dans les répertoires anciens, on n'a pas encore la notion d'octave, mais que la forme mélodique est basée sur l'agencement de tricordes (pentatoniques, donc parfois de tétracordes si on inclut les notes intermédiaires, souvent mobiles).
Rien que de changer de tricorde, par exemple sol-la-do pour sol-la-si comme dans les traits dits du huitième mode, provoque un véritable changement de mode (dans ce cas du tetrardus plagal au deuterus authente, si on veut utiliser une terminologie que je ne saurais dire si elle est tout-à-fait pertinente)

Comment by Christian Meyer on June 14, 2012 at 15:36

Discerne causam meam : c'est bien, en effet, la formule mélodique sur "causam meam" qui est à l'origine de la transposition. On notera en revanche que la formule non transposée est parfaitement adaptée au tétracorde e-f#-g-a de l'échelle de la Musica enchiriadis.

Comment by Ricossa on June 14, 2012 at 6:53

Discerne causam meam : début transposé pour écrire un fa# en haut?

Comment by Dominique Crochu on June 13, 2012 at 14:46

...ou, un peu plus loin, dans le même témoin, l'Antienne Domine vim patior, f. 143v, qui conclut en troisième mode dans l'hexacorde du bémol, avec une impossible psalmodie en teneur RE, que l'on peut encore deviner sous le grattage au profit d' une formule du septième mode...

Comment by Dominique Crochu on June 13, 2012 at 14:18

En effet, je me souviens qu'elle avait causé du souci à Dom Jean Claire en son temps....

Un autre exemple, toujours dans le Lat 796, f. 143v, la deuxième antienne du Mardi Saint, Discerne causam meam Domine, en septième mode, qui débute "un ton trop bas", dans l'hexacorde du bémol, puis retourne à l'échelle "normale" à partir de "homine", mais conclut par une psalmodie dans l'hexacorde de départ, probablement à cause de la reprise de l'antienne...

Comment by Christian Meyer on June 7, 2012 at 16:01

Merci d'avoir attiré mon attention sur cette "curiosité" qui mériterait une étude plus large : voyez aussi la version du Bréviaire de Paris BnF Lat. 15181, f. 202v qui commence sur Sol et qui finit sur Sol avec une variante mélodique importante sur "quia tibi soli peccavi". La différence c-c-h-c-a-G assigne ici clairement la mélodie au huitième mode.

Comment by Dominique Crochu on May 24, 2012 at 21:34

A ce propos, une curiosité, voici une antienne du premier mode, Miserere mei Deus et a delicto meo qui débute les laudes de la Septuagésime (Sexagésime dans Hartker, au fo 138). Le Bréviaire de Montiamery, F_Pn_Ms_Lat_00796, XIIème, a une manière originale de la transcrire: il commence sur RE!

 

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