When we compare the neumes on the syllabes u-LU-LA-tus and no-LU-it in the Communio Vox in Rama, we see that Chartres 47 uses the same neum.
Did he sing this elements in the same way?

Are there other manuscripts that do so?

 

Chartres 1.jpg

Chartres 2.jpg

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Replies

  • Thank you Christina,

    for the comparing with the first example in Ch, cited above, it would be usefull to have the writings on the word 'ululatus' from the same chant in those manuscripts.

  • Paris, BnF lat 1132:9126792896?profile=original

    https://storage.ning.com/topology/rest/1.0/file/get/9126792896?profile=original
  • Paris, BnF, Latin 776:

    9126815080?profile=original

  • Ici des examples en notation aquitaine:

    Pour commencer le Paris, BnF, Latin 903

    9126796485?profile=original

  • Ricossa a dit :
    oui, et de toute façon, les meilleurs manuscrits fourmillent de Vox tremula (quilisma) vinnola (la boucle de cheveux=le pressus) et autres oriscus-hyporroì (écoulement, mouvement rapide "tou gourgourou" de la gorge)
    Ces derniers jours, j'ai beaucoup réfléchi sur les ornements: je viens de relire l'article du professeur Ricossa, et je suis tout à fait d'accord avec lui concernant les dits "neumes de conduction". Il reste beaucoup de travail à faire pour mieux comprendre l'interprétation de ces signes neumatiques. Quand on pense aux microtonalismes dans le chant grégorien (manuscrit de Montpellier H 159), on se pose des questions sur comment chanter ces neumes... Vox tremula et vinnola me semblent correspondre aux dessins, les idées que les notateurs auraient voulu fixé sur le parchemin (pensons aux pes stratus dans Laon, par exemple).

    Je pense, comme dit le professeur Ackermans, que c'est une nouvelle piste pour la recherche, un chemin à découvrir...


    Bon dimanche à tous
    How did the cantor from Chartres sing the virga strata and the scandicus quilismaticus?
    When we compare the neumes on the syllabes u-LU-LA-tus and no-LU-it in the Communio Vox in Rama, we see that Chartres 47 uses the same neum. Did he s…
  • Tout à fait d'accord. Et puis que l'on parle de figuralisme, quoi dire du mot Vox...

    Dominique Crochu a dit :
    Ricossa a dit :Les manuscrits hésitent d'ailleurs souvent entre la notation du demi-ton et de l'unisson (cf l'hésitation entre pes carré mi-fa et la bivirga fa-fa)

    Dominique Crochu a dit : Je remarque cependant que des manuscrits de référence tels que Chartres, Bénévent 33 et 34 tiennent à marquer l'unisson à uLUlatus, traduisant bien les pleurs de Rachel...
    How did the cantor from Chartres sing the virga strata and the scandicus quilismaticus?
    When we compare the neumes on the syllabes u-LU-LA-tus and no-LU-it in the Communio Vox in Rama, we see that Chartres 47 uses the same neum. Did he s…
  • Ricossa a dit :Les manuscrits hésitent d'ailleurs souvent entre la notation du demi-ton et de l'unisson (cf l'hésitation entre pes carré mi-fa et la bivirga fa-fa)

    Dominique Crochu a dit : Je remarque cependant que des manuscrits de référence tels que Chartres, Bénévent 33 et 34 tiennent à marquer l'unisson à uLUlatus, traduisant bien les pleurs de Rachel...
  • oui, et de toute façon, les meilleurs manuscrits fourmillent de Vox tremula (quilisma) vinnola (la boucle de cheveux=le pressus) et autres oriscus-hyporroì (écoulement, mouvement rapide "tou gourgourou" de la gorge)

    Jean-Pierre Noiseux a dit :
    Je pense aussi qu'il est tout à fait possible d'en arriver à autre chose qu'un grégorien "plat et lisse" en suivant le plus fidèlement possible les indications des manuscrits, surtout les plus détaillés comme Laon et ceux de la famille de St-Gall. Mais je pense aussi qu'en ce qui concerne l'ornementation, écrite ou non, l'expérimentation est bienvenue, plus ou moins prudente selon les humeurs de chacun, mais tout de même.
    How did the cantor from Chartres sing the virga strata and the scandicus quilismaticus?
    When we compare the neumes on the syllabes u-LU-LA-tus and no-LU-it in the Communio Vox in Rama, we see that Chartres 47 uses the same neum. Did he s…
  • Je pense aussi qu'il est tout à fait possible d'en arriver à autre chose qu'un grégorien "plat et lisse" en suivant le plus fidèlement possible les indications des manuscrits, surtout les plus détaillés comme Laon et ceux de la famille de St-Gall. Mais je pense aussi qu'en ce qui concerne l'ornementation, écrite ou non, l'expérimentation est bienvenue, plus ou moins prudente selon les humeurs de chacun, mais tout de même.
  • Jean-Pierre Noiseux a dit :
    Merci pour votre intéressante conférence de Kalamazoo. Ne connaissant pas le chant grec, sa terminologie reste obscure pour moi mais je peux mieux comprendre votre argumentation.

    J'imagine cependant que le style d'exécution devait être différent entre byzantin, ROM, MIL, GREG, etc. J'ai du mal à concevoir, comme interprète, que l'on puisse tout chanter "à la grecque" si vous me permettez l'expression. Pour reprendre votre analogie avec la musique baroque, il existe des différences marquées entre, par exemple, les styles français et italiens. Je suppose qu'il devait y en avoir au moyen âge aussi. Qu'en pensez-vous?


    En effet, la conférence du professeur Ricossa est vraiment intéressante. Certaine terminologie ainsi que concepts sont desormais beaucoup plus clairs: j'ai appris bien des choses... Lecture profitable!

    Je coïncide avec Jean-Pierre Noiseux: ROM, MOZ, MIL, GREG... Il y a quelque chose de gênant lorsque l'on chante tout de la même façon...

    Quant aux différentes manières de chanter selon les régions, contrées: il suffit de constater la profusion des neumes liquescents dans les manuscrits bénéventains pour s'apercevoir qu'il ne prononçaient pas le latin comme les Francs ou les Romains...

    Il est certain que, par exemple, entre L et les manuscrits SG existent parfois des différences. Cependant, l'étude des manuscrits de ces deux familles de notation nous permet d'apercevoir la grande variété de nuances rythmiques du chant grégorien: L et sa palette d'uncinus" qui nous donne la "valeur" (aproximative et rélative) de la syllabe (si isolé) ou du son et SG avec sa précision nous aide à confirmer cette richesse de nuances... Par conséquent, il s'avère difficile de chanter d'une façon plate et lisse, en trahissant l'esprit "des notateurs", lorsque l'on tient compte de toutes ces nuances qu'ils nous ont transmises...

    Un manuscrit est le "reflet figé" d'une façon de chanter dans un moment bien précis: à Saint-Gall, on ne chantait pas de la même façon au IXè siècle et au XIIè siècle. Le retour aux sources manuscrites les plus anciennes et les plus fidèles c'est le seul témoin fidèle qui nous reste de cette tradition...

    Le notateur, chanteur de CH a dessiné sur le manuscrit le même signe neumatique. Toutefois, c'était le seul moyen dont il disposait pour "traduire" deux notes fluides dont la deuxième était "un oriscus", un son de "conduction" et "imprécis" (les mots limitent parfois les idées). L'emploi indistinctement du pes fluide ou du punctum+oriscus par le notateur de CH pour une même mélodie, comme c'est le cas, pour les cantiques de la vigile paschale pourrait être assez significatif...
    How did the cantor from Chartres sing the virga strata and the scandicus quilismaticus?
    When we compare the neumes on the syllabes u-LU-LA-tus and no-LU-it in the Communio Vox in Rama, we see that Chartres 47 uses the same neum. Did he s…
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