Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy

Clément, A., 2008. Des dunes du désert aux jardins d’Eden: L’interprétation des désirs par Ibn ’Arabi, à travers une appropriation du “nasib”, du “ghazal” et du “muwashshah.” Alif: Journal of Comparative Poetics, 28, pp. 41–74. JSTOR

Visitas: 227

Respuestas a esta discusión

La motivation de parler d'un origine musicale du muwashshaha est le genre cyclique musicale nawba (noubah), selon la mémoire la création de Ziryab, quand il avait fondé son école au Court de Courdoue. Malheureusement, on ne connait pas le date, quand le genre poétique faisait part à la suite noubah. On estimait le XI siècle comme la période de la genèse du muwashshaha.

Anne Clément a trouvé une autre théorie chez Ibn Arabi qui avait testifié que la terminologie musicale avait précédée celle du poème, et fait une nouvelle hypothèse sur un origine environ le X siècle.

Il faut savoir que la théorie du rhythme musicale chez l'école de Ibrahim et Ishaq al-Mawsili, les iqa'at, était définit par la metrique poétique, et la révolution chez l'étudiant et rivale d'Ishaq Ziryab était la libération du rythme musicale envers la poésie. En Andalouse, la poésie tawshih était entre les langues diverses parce que toutes les formes diverses qui se devèlopaient dans les langues (muwashshaha était la forme arabe, zajal la forme du langue d'Oc), avaient usé un refrain finale (harga) qui pouvait changer la langue.

Il me semble que cette histoire est fort rélevante pour la dicussion ici.

Je remercie M. Gerlach le lien à le suggestif article d’Anne Clément. Je pense qu’elle est heureuse l’analyse de la relation Beauté-Mystique. L’expérience de la Beauté est aussi l’expérience du transcendant. La Beauté nous éleve vers un plan supérieur. C’est beau ce qui montre la contingence humaine. Et aussi, la beauté a un composant de douleur et mélancolie, puisqu’elle nous laisse voir l’absolu, elle fait voir le but très éloigné.

La clef qu’ouvre la porte de l’expérience mystique-esthétique (d’ordre spirituel) est d’ordre sensoriel (le poème, la chanson, etc). Ce que Clément écrit sur la réalisation sonore des genres poétiques est aussi suggestif. Mais il faut rester ici dans l’hypothése. Nous ne savons pas comm’ on chantaient les jarchas, et aussi peu de choses on peut dire sur sa rélation musicale avec la muwasaha. Je souviens un concert à Granada où un ensemble dedié a la musique ancienne chantait san scrupule le texte d’une jarcha mozarabe (Xème siècle) avec la musique d’une cantiga du Roi Sage (Alfonso X, XIIIème siècle). On devrait d’écarter le confusionisme prémédité. Les mots de Saadane Benbabaali cités à la page 70 sont une belle declaration d’intentions, mais il est très difficile concrétiser le lien du plan semantique avec le plan sonore dans l’oeuvre litteraire (la signification et la musique). 

C'est même la question de l'institution et son histoire qui est bien en avance de Alfonso el Sabio (Alphonse X de Castille). L'absolu et la beauté ne figure plus simplement dans un contexte mystique comme dans une cérémonie des soufis. Le ghazal chez Ibn Arabi était regardé comme une création des Udhrites à Médine (IX siècle) où on peut trouver déjà tous les motifs esoteriques bien connus dans la poésie des troubadours. Mais le XII siècle c'est aussi l'époque de la grand fleure de la poésie courtoise chez le court de Taifa à Saragosse. La simultanéité du muwashshah, zajal, et la khardja et des langues différentes est grace au court où les poètes juifs, arabes, berbères et mozarabes étaient également bienvenus, et évidemment il y avait même une influence rétournant aux mystiques, aux piyyutim, aux soufis plus tard. La lingua franca était bien sur l'arabe.

Vous avez raison, la majorité sont les traditions orales et on devait commencer avec la tradition vivante où les séphardes maroccains usé encore les modèles de noubah pour le chant de la synagogue. Malgré de cette difficulté méthodologique, la source chez Anne Clément est historique, la vue de Ibn Arabi comme le chroniste des genres poétiques.

Sans perdre la distance envers cette source, on peut dire que la poésie des cantigas est déjà part de l'histoire de la réception, d'une renaissance de la culture andalouse, après Alphonse avait déjà craigné sa perte.

Retournant au votre sujet, Anne Clément n'est pas tant hypothétique (bien sûr un problème bien connu entre les médiévistes), parce qu'on a au moins les traités de la théorie musicale, celle arabe des al-Mawsili avec le tara'iq ("les chemins" ou "voies", le pluriel du tariqa qui est aussi la parole pour un confraternité dans le soufisme et corresponde à la parole latin "via" dans la philosophie mystique) qui consistent d'un rythme (iqa') et d'un modèle mélodique (naġam).

C'était l'école de Ziryab à Baghdad, mais il l'avait opposé avec une théorie propre où il avait evité les 12 comibinaisons des tara'iq, c'est celle des modes mélodiques (tubu') et des rythmes (awzan). On dit que Ibn Baja (connu entre les latins sous le nome Avempace), un des grands musiciens-poètes au court de Saragosse, avait crées un cycle des Noubahat pour chaque tab' (il y avait 24 tubu'). J'ai écrit "on dit", parce qu'il faut être prudent. C'est bien connu que l'imagination de l'histoire connaît bien cette tentation d'attribuer les inventions plus tardes à un certain grand nom comme celui du grand philosophe Avempace, mais un cycle des 24 noubahat (la tradition marrocaine aujourd'hui connait seulement 11, par exemple), chacun composé dans une autre tab', suggèra déjà une separation entre les rythmes comme un modèle poétique et la mélodie (similaire du livre des hymnes byzantins heirmologion qui était organisé selon les odes ou selon les 8 echoi).

Dans ce contexte la source d'Ibn Arabi donne un peu d'évidence pour vérifier quelques idées de l'imagination de l'histoire andalouse. L'évidence que la terminologie du poème muwashshah utilisait encore la terminologie du rythme musicale, ça veut dire qu'il avait encore un lien directe avec le rythme de la poésie. C'est beaucoup plus qu'une hypothèse!

Quelques photos du Palais taifale "La Aljafería" à Saragosse:

http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:La_Aljafer%C3%ADa

RSS

Partnership

and your logo here...

We need other partners :

© 2018   Created by Dominique Gatté.   Powered by

Badges  |  Report an Issue  |  Terms of Service