Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy

Liens vers Chantdiscography des ANT :

Factus est repente

Confirma hoc Deus

Emitte Spiritum tuum

Proposition de restitution :

Nous nous intéressons tout particulièrement au SI ornant le premier des deux "alleluia" finaux.

Nous proposons un aperçu assez large de la tradition classée par zone, de ces trois antiennes en côte à côte :

ANT_Factus_est_repente_Zone_germanique_France_est_01.jpg

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ANT_Factus_est_repente_Zone_germanique_France_est_03.jpg

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En zone germanique, comme il fallait s'y attendre, le SI est monté au DO, excepté Sion 1, moins sujet à l'attraction au DO, ainsi qu'Estergom et Aix-La-Chapelle. Dans cette région, un SI bécarre ainsi conservé, dans ce contexte mélodique, est très peu probable, et n'aurait pu résister à l'attraction au DO.

En France-Est, les mss en notation messine ont DO, tandis que Salin-les-Bains conserve le SI.

La tradition lyonnaise mérite une attention particulière :

Hors zone germanique, la situation s'inverse : les montées au DO deviennent minoritaires. Le manuscrit de Reims 280, imprimé au XVIIIème siècle, donc soucieux d'une riguer éditoriale, prend soin de signaler la qualité (bémol ou bécarre) d'un grand nombre de SI. Si sa date est extrêmement tardive, son témoignage ne doit absolument pas être écarté. Il atteste de la présence du SI bémol, avec une très forte probabilité, dans la tradition du Nord de la France.

Nous donnons ci-dessous quelques élémentsde réflexion au crédit de cette famille d'imprimés du XVIIIème siècle :

Les franciscains ont le SI, bémollisé dans sa deuxième antienne (Confirma hoc Deus) dans le ms 5641 de St Ruf d'Avignon. Vu l'unité du témoignage des franciscains, cela induit leur choix en faveur du bémol. D'autres éléments d'analyse ajoutent du poids à cette constatation :

Le bémol est encore plus probable dans la tradition dominicaine, et chez les carmélites, en raison du FA qui précède le SI.

La tradition cartusienne, affiliée à la zone aquitaine, ignore malheureusement ces antiennes (ainsi que l'ANT Ego dormivi, des matines de Pâques, de même facture mélodique.

Il resterait à prolonger les investigations dans les finales des ANT Loquebantur variis linguis, Hodie Maria Virgo caelos et Hodie beata Virgo...

Ces antiennes ne figurent malheureusement pas dans le répertoire vieux-romain, cependant on peut observer, au laudes de l'Ascension, une genèse de la mélodie des alleluia finals. Le bas du tableau qui suit formalise cette genèse :

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Replies to This Discussion

Nous venons de compléter la discussion avec la version ROM de la finale de ces antiennes, que l'on trouve utilisée et développée non pas aux matines de la Pentecôte, mais aux laudes de l'Ascension.

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