Guy Lobrichon et Marcel Pérès aux Mardis des Bernardins.

Tradition musicale et transmission de la foi
Diffusé le 31/03/2009 / Durée 51 mn
Au long de l'histoire musicale et religieuse des chrétientés d'Orient et d'Occident, comme du judaïsme et de l'islam, artistes et théologiens se rencontrent sur la problématique du caractère central du chant dans la liturgie. Avec l'appel de Vatican II à ce que les artistes et les fidèles prennent en considération tout le patrimoine musical liturgique, un travail de réhabilitation du répertoire a commencé.

http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/les-mardis-des-bernardins/les-mardis-des-bernardins-tradition-musicale-et-transmission-de-la-foi/00043712

 

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Comments

  • Je me souviens assez de cette émission car j'étais moi même dans la salle, parmi le public.
    S'il semble indéniable que la démarche de Marcel Pérès soit stimulante et ouvre des voies à l'interprétation, il oublie trop souvent qu'il ne s'agit que d'interprétation, comme son nom l'indique pourtant si bien, et non pas d'une règle sûre qu'il est le seul à maitriser.
    Il y avait une seconde partie non enregistrée où les personnes présentes pouvaient poser des questions. Je ne me souviens plus exactement de la question que j'ai posé alors, concernant le façon dont il établissait ses ornements dans ses enregistrements, et la réponse fut vague, non pas qu'il ne maitrisait pas son sujet car Marcel Pérès est quelqu'un de très compétent, mais il lui était impossible de sortir de son postulat alors qu'il est bien sûr très difficile de pouvoir justifier autrement que par un parti pris interprétatif sa façon d'ornementer (en s'appuyant sur les hypothèses formulées à partir de quelques signes distinctifs sur certains neumes).
    Entre grégorien éthéré et plain-chant orientalisant à la Pérès, mon coeur balance, mais ce soir, Marcel ne m'a pas convaincu et malheureusement ne m'a pas fait l'effet d'un musicologue prudent, pesant ses mots et utilisant souvent le mot hypothèse.
  • je partage les grandes lignes du commentaire de C. M. M. Pérès fait souvent de l'à-peu-près et des raccourcis, mais il a à mes yeux un grand mérite : il a attiré l'attention sur une manière de chanter qui me semble plus correcte que le grégorien aseptisé qu'on entend le plus souvent. L'ornementation sous toutes ses formes (y compris organale) était un élément essentiel de l'art du cantor. Dechevrens, Dom Pothier, Dom Jeannin, Constantin Floros et d'autres l'ont dit mais n'ont pas été écoutés. Pérès le dit, et au moins le grand public l'écoute, et c'est un bien.
    Maintenant, il faut faire du travail sérieux sur la chose. Dans ce qu'il fait l'esprit est souvent juste, la lettre souvent un peu moins. D'après ce que j'entends, sa connaissance de l'interprétation du chant ROM n'est pas profonde (il faut rechercher la correspondance entre la notation analytique de ROM et sténographique de GRE), il a été capable de chanter une pièce BEN d'un bout à l'autre une tierce trop haut (ou trop bas? je ne m'en souviens pas), il pratique un type d'organum qui n'a pas de bases théoriques (il serait si facile d'apprendre les petites règles de cuisine de G. d'Ar. et de les appliquer avec un zeste de liberté sur le modèle de Winchester, par exemple), en prenant souvent la finale comme une note structurellement importante, alors qu'elle ne l'est pas vraiment, etc...
    Mais qu'est-ce qu'on ferait sans lui ? On continuerait d'écouter du grégorien soporifique ?
  • Marcel Pérès nous a livré une nouvelle performance de son discours sur la mémoire, le chant, des chantres… pour le grand public (KTO) avec quelques allusions exotiques telle le chant des inuit et ses ornements, pourquoi pas ?
    Qu’il ramène tout ou presque sur son propre travail en oubliant parfois des collaborateurs, des chercheurs, voir des co-donneurs d’idées (que nous connaissons, estimons et dont on lira les noms sur le livre !) est regrettable, mais ceci fait aussi partie de sa personnalité qui lui a permis de réaliser ses projets. Etre présent au monde, être conscient - mots de sa bouche…
  • J'ai lu la recherche sur le Pays Basse 10/14 siecle.
    J'ai fait le commentaire:
    É super interesante quando se estuda os caminhos da música, e principalmente a Medieval.
    Vamos encontrar sua ressonância nos cânticos Gregorianos das liturgias sacras dos igrejas das nossas Minas Gerais, Brasil (Sabará, Ouro Preto, Mariana e outras tantas famosas)

    C'est superbe interesante quand il s'étudie les chemins de la musique, et principalement le Médiéval. Nous allons trouver sa résonance à les cantiques Gregorianos des liturgies sacrées des églises de notre Minas Gerais, Brésil (Sabará, Ouro Preto, Mariana et autres autant célébrités)
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