Musicologie Médiévale

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La Vaticane et le Graduale novum suivent Saint-Gall, comme le font Gaillac et Bénévent. Quelqu'un trouvera-t-il quels alléluias étaient chantés à Laon pour conclure Eduxit Dominus ?

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Il fait de toute évidence une cadence normalisée en quatrième mode. Le deuxième all. est très clairement :

 

al |mi-la| le |la-sol-fa-sol| lu |mi-fa-mi#-fa| ia |fa-mi|

 

Le premier commence clairement :

 

al |mi-re| le |fã|

 

Il ne reste plus que lu-ia. Remarquez que si le ia termine sur un mi, un début sur ré pour le dernier alleluia reste possible...

Remarquez aussi ROM qui, pour les deux introïts Eduxit, récite tout le long sur sol et termine sur fa pour donner une psalmodie du sixième mode sur la, tout aussi aberrante que la psalmodie GRE du quatrième sur le même la.

Il y a un autre cas de mode IV-VII (en réalité un ton moyen). C'est Iudica domine nocentes me. Là aussi plusieurs sources corrigent la fin, mais le cas le plus curieux est Verdun 759 qui écrit la pièce en clé de fa, comme si elle était en quatrième mode, mais termine correctement sur.. le do grave (=sol du septième) et écrit ensuite la psalmodie du septième mode sur sol (au lieu de re).

« Il fait de toute évidence une cadence normalisée en quatrième mode.»

C'est ce qui m'a paru évident aussi, en cohérence avec Aurélien de Reome et le Tonaire de Metz.

La solution de Saint-Gall et des manuscrits qui la suivent a l'avantage de donner un ton de psaume cohérent avec la dominante de composition (corde RÉ). Ce qui n'est pas le cas de l'introït jumeau Eduxit eos Dominus, où l'incohérence fait grincer des dents ! Merci pour votre réponse éclairée et détaillée.

c'est le problème pour les nombreuses pièces en ton moyen du tetrardus (c'est-à-dire à base sol, note principale ré et structures mélodiques qui se développent entre si et ré) : si on les écrit en mi (structure mi-sol) elles auraient besoin d'une psalmodie sur sol. Dom Claire en avait inventée une, mais la solution est beaucoup plus simple, et les livres MIL nous la donnent sur un plateau : on devrait les écrire bien en si (base sol), mais avec une psalmodie du septième mode (ou en mi sur base do), tout simplement.

Un autre cas d'incohérence qui fait grincer des dents est l'introït de Pâques, Resurrexi, qui contient tout ce qu'il faut pour en faire un septième mode, mais aussi des tournures du quatrième mi-sol, et une psalmodie aberrante sur la, une note totalement étrangère au mélos de cette pièce

«…elles auraient besoin d'une psalmodie sur sol. Dom Claire en avait inventée une »

Oui, le ton en Deutérus tierce, agréable à entendre et à chanter. Est-ce pure  invention ?

Il faudrait relire son étude sur les antiennes (elle est quelque part dans une couche géologique profonde de mon bureau). Je crois me souvenir qu'on trouve parfois du septième mode sur sol?

....et un répons:

Veni hodie

structurellement du premier mode, et qui propose un verset du septième mode, donc avec une récitation ... sur SOL!

Pour l'INTR, je monte un tableau d'ici peu!

 

On verrra bien...

Il est possible que le verset se chante quand-même sur la (avec fa#). Aurélien dit de ce répons : Tenorem huius toni in sui possidet initio, sed ob prolationem syllabarum longe aliter ab his distat.

Allez comprendre...

On trouvera la version MIL dans l'antiphonaire de Londres (folio 176)

Nous avons séparé notre tableau synoptique en trois parties:

La première, qui va jusqu'à Worcester 160, suit globalement la tradition d'Einsiedeln 121.

La deuxième, qui nous intéresse ici, a Laon pour tête de série et va jusqu'à Reims 217.

La troisième comporte les témoins Montpellier et Sarum, avec une mélodie particulière

La quatrième clôt le tableau avec la version des introïts VR du vendredi (Eduxit Dominus) et du samedi (Eduxit EOS Dominus).

I would like to make an observation.

In the adiastematic manuscripts we see a similar neuming on in exsultati-one, alle-luia and electos suos. Pes subbipunctis and a single tone. All diastematic manuscripts change the second on alle-luia in the more definitive Deuterus-cadenza egff fe. (or in transposition)

Why do they do so? Because it’s the end of the first part? Because three times the same melody would be boring? Or were the three distinctiones not to be sung alike!?

(All manuscripts? No, only Reims 264 gives a melody that would fit the neumes.)



L'étude des témoins de la deuxième partie nous permet de proposer la restittion suivante:

 

Quelques remarques:

D'abord sur le cephalicus SI-LA et non DO-LA sur le premier alleluia final: mon choix est déterminé par la formule, plus développée, du responsorial, en IVème mode, concernant les alleluia finaux.

Ensuite, il est intéressant de constater que les témoins du premier groupe ont presque tous abandonné la psalmodie du quatrième mode, et ceci à cause d'un problème de transcription hexacordale. J'en veux pour preuve le témoin Reims 224 qui tente la psalmodie du quatrième mode, mais se sent obligé de le faire à la....sexte!

Enfin, comment expliquer ce choix de la forme du quatrième mode, au lieu du septième chez les sangalliens (dont Chartres 47 !) au lieu du septième, si ce n'est les formes très proches du quatrième mode dans le Vieux Romain...(à vérifier chez les deux autres témoins VR....)

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