Musicologie Médiévale

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Cette antienne, qui débute les laudes du troisième dimanche de l'Avent, a été restituée de la manière suivante dans l'Antiphonale Monasticum de 1934:

Tandis que l'Antiphonale Monasticum de 2005 préfère écrire:

mettant ainsi à l'unisson les deux notes de part et d'autre du quart de barre, semblant ainsi plus conforme aux deux tractuli de Hartker (H 29). Cependant, le témoignage de Quedlinburg semble pluôt en faveur de AM 1934.

L'antienne Lazarus amicus noster dormit a quelques éléments communs avec la précédente. Comparons ici aussi les deux versions AM:

Et:

Cette fois, AM 2005 traduit différemment les tractuli de Hartker (H 163) et paraît plus conforme à Quedlinburg (Qued 56).

J'ignore la raison de cette différence....

Any idea (s)?

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Replies to This Discussion

je crains qu'il n'y a pas de raison, sinon le pif qui a présidé à beaucoup de restitutions. À mon avis, Q et H donnent deux mélodies différentes.

Quant à la similitude entre Veniet et Lazarus, elle est évidente à Q (pes rond qui crée une échappée sur le sol), mais pas du tout chez H (pes carré équivalent à deux "syllabes" musicales. L'un chante et | non tar | dabit alors que H chante et | no on | ta ar | dabit.

Dans tous les cas je suggère de chanter Ve niet | Do mi | nus (=niet sur une seule note, ou en fondant légèrement les deux notes)

En fait, le pes quadratus du "non" n'est qu'un simple développement du sol, habituellement employé seul, traduit occasionnellement par un pes rotundus, comme dans la finale de l'Antienne Posuerunt super caput ejus:

le pes rotundus est pourtant placé sur un accent secondaire.

Le pes quadratus de l'Ant Veniet Dominus appraît donc comme exceptionnelle dans H, utilisé par le scribe pour souligner le mot "non"!

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