Musicologie Médiévale

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Le répons Principes persecuti sunt me , à "perseCUti" est transcrit par Gregofacsimil avec une clivis SOL-MI (en conformité avec la tradition aquitaine):

 

...avec pour conséquence une correction de la clivis en dernière ligne, à "spoLIa"  et de même dans tous les répons!

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Replies to This Discussion

 

Pas si vite!

 

le verset Quasi est un peu abnormal; pas comme d'habitude.

Comparez H 280,15. Aussi verset a-typique.

Dans ces deux cas Hartker écrite un clivis allongé, normalement non!

 

Un autre problême:

Si tu écrite fa sur persecuti SUNT  c'est ne pas conforme le tractulus de Hartker.

 

Troisième: peut-être pas sol mi mais fa mib.

PbN 12044 en cette cadense dans le R. Clama montre le mib. (Trp)

 

On doit étudier encore

Premier problème:

Cela peut très bien ,au contraire, révéler une habitude de chant pour tous les versets! Je ne vois pas quelle raison objective aurait poussé Hartker à faire une exception à son habitude  en H 280,15...(par contre, cela peut s'expliquer pour le répons Principes, par souci d'imitation du corps du répons). En tout cas, la première note est bien SOL. La tradition "germanique" sur lignes note la clivis SOL-FA.

Deuxième problème:

Le tractulus de Hartker n'est pas une preuve absolue. Par contre la virga de Quedlinburg (57v, 11) est significative en faveur d'une montée à "SUNT"

Troisième problème:

La variante proposée par lat 12044 me parait inhabituelle et un peu à l'écart de la tradition, surtout à "habitatoriBUS". Se poserait alors le problème de la fin de la COM Honora Dominum (Triplex 314,4) à "REDUNdabunt", qui utilise certainement le  mi bécarre.

A titre d'information, le tableau synoptique du répons Clama in fortitudine:

Dans cette tableau, merci!, Tol 44.2 donne sol-la-fa fa-mi dans le verset. Et non sol-la-fa SOL-mi.

 

Les ms. 461, 17296 et 12044 transposent. Seulement de creér la possibilité de montrer le mib.

Mais en diverses locations! Intéressant.

Dans le tableau qui suit, on voit :

1) Les variantes SOL-MI dans le corps du répons ("percecuTI") et, par imitation, dans le verset "spoLIa" dans H (probablement!) et Tolède 44-01 seulement (pas...ou plus dans les autres aquitains)

2) Tolède 44-01 ne semble pas indiquer ailleurs cette variante dans les autres VV du 6ème mode.

3) Dans ce tableau, pas de trace de demi-ton sous le FA à "spoLIa"

Conclusions:

Je propose, dans les VV du 6 ème mode, SOL-FA, sauf dans le verset Quasi qui invenit.

Je regarde demain le cas du répons SI diligis me et son verset Si oportuerit

Le problème, dans le cas du répons Si diligis me est que la clivis allongée sur la deuxième note ne peut être vérifiée par Tolède 44-1, qui, malheureusement, n'indique que l'incipit du verset...

Le répons Aversio parvulorum présente une situation intéressante concernant la position de la note sous le FA dans les versets du 6ème mode:

Le corps du répons comporte le passage "absque terrore", dont les variantes attestées par nos témoins, sont particulièrement significatives et apportent un éclairage fort sur ce que l'Antiphonaire de Saint Maur des Fossés (sigle F_Pn_Ms_Lat_12044) a voulu transcrire.

Pour résumer, la tradition atteste le MI bémol à "ABSque" et le MI bécarre à "TERrore" (en particulier Metz 83 - sigle F_ME_Ms_0083 - et Utrecht 406 -sigle NL_Uu_Ms_0406)

Saint Maur a, comme dans le Répons Clama, une manière bien particulière de signaler le ton plein à "TERrore" (contrairement à Hartker, qui a un sursum): il fait "sonner" la quinte FA-LA-DO à "terROre", soulignant ainsi sans équivoque son choix du ton plein...

La même formule se retrouve au verset, à "filios hominum". La formule, écrite un ton plus haut qu'à l'accoutumée, n'implique pas nécessairement que le le FA de "filiOS" ait été chanté dièse...

Nous vous proposons dans la réponse suivante un tableau synoptique sur un grand nombre de versets du 6ème mode selon le ms de Saint Maur des Fossés.

 

Les versets de Saint Maur des Fossés n'ont pas d'indication vraiment positive en faveur du MI bémol.

Etudions d'un peu plus près le premier cas de ce tableau (le répons Clama). Le corps du répons, à "et habitatoriBUS" indique clairement un MI bémol (!) et le scribe fait, là aussi, "sonner" la quinte MI bémol-SOL-SI bémol. rien de tout cela à la fin du verset, à "VOcem suam".

Etudions de même le dernier répons de la liste, Aversio parvulorum . A "filiOS", une flèche signale en parallèle un passage du répons Jesum tradidit , "ut viDEret", où Saint Maur semble rejoindre le témoignage de Saint Denis (lat 17296), de Tolède 44-2 , présents dans notre tableau, en faveur du demi-ton, en contradiction formelle avec Hartker, Metz 461, Karlsruhe Saint Georges Utrecht 406 (qui, tous, "sonnent" la quinte)!

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