Musicologie Médiévale

Resources for medieval musicology and liturgy

Le Breviarum Monasticum de Paul V donne les textes de répons qui ne figurent pas dans Hartker. Le premier de la série, le douzième du premier dimanche de l'Avent. Il s'agit du répons Alieni non transibunt.

Nous livrons le tableau comparatif qui permet de se faire une idée dont la tradition nous l'a transmis.

Ce répons possède trois mélodies, dont la première, en huitième mode, est la plus connue.

La seconde, en quatrème mode, est issue de la tradition lyonnaire, tandis que les aquitains (Tolède 44-1 et 44-2) donnent le premier mode (Tolède 44-2 connait aussi la version du huitième mode).

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Nous proposerons dans les jours qui suivent un bref commentaire du tableau et bien entendu, les restitutions correspondant à chacune des trois traditions mélodiques.

Voici la version du 8 ème mode:

Puis celle du 4 ème mode, issue de la tradition lyonnaise:

Enfin celle du 1 er mode, propre aux mss de Tolède:

Formidable !

La version en 8 est passablement différente de celle offerte par les neumes du Mont Renaud (f. 50v). Inutile de dire que je désapprouve le bémol sur le salicus du début (PAS pour des raisons modales). MR n'y donne d'ailleurs qu'un pes (probablement sol-la). En revanche je mettrais le bémol déjà sur le quilisma à la demi-cadence du verset (veNIent).

Il faudrait aussi jeter un coup d'oeil sur l'antiphonaire de Leon (p. 46)



Ricossa a dit :

La version en 8 est passablement différente de celle offerte par les neumes du Mont Renaud (f. 50v). Inutile de dire que je désapprouve le bémol sur le salicus du début (PAS pour des raisons modales). MR n'y donne d'ailleurs qu'un pes (probablement sol-la).

La formule d'intonation, en tout cas celle proposée par le Mont Renaud et les "insular" se rapproche de celle des répons du deuxième mode, en n'étant qu'une simple "transposition " à la quarte...La version bénéventaine de Répons du 8ème mode Disciplinam et scientiam est d'ailleurs tout à fait symptomatique: il commence justement avec l'intonation du 2 ème mode à la quarte supérieure à l'échelle habituelle...c'est tout dire.

La version "développée" de l'intonation proposée ici, typique des régions germaniques (si souvent attirés par la corde "forte" DO, donc enclins au développement "vers le haut") est aussi attestée par la tradition lyonnaise, en particulier par les Chartreux....avec le bémol. La mutation au si bécarre (puis au DO) me paraît donc se produire ultérieurement!

 En revanche je mettrais le bémol déjà sur le quilisma à la demi-cadence du verset (veNIent).

Je serais très loin d'y mettre ma main au feu....

 

Il faudrait aussi jeter un coup d'oeil sur l'antiphonaire de Leon (p. 46)

...qui me semble avoir une ligne mélodique assez différente...

 

Je ne nie pas qu'il y eût le bémol. Cette pièce n'est pas présente à Rome, mais cette intonation, à Rome, a toujours le bémol. Ce que je dis c'est que les saintgalliens qui écrivent un salicus dans cette formule d'intonation (même si cette pièce n'est pas présente chez H), manifestent par le fait même l'intention d'avoir un diezeugmenon. Saint-Gall cherche souvent à normaliser la modalité.

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