Musicologie Médiévale

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Tableau synoptique:

Proposition de restitution:

Commentaire:

La tradition, ici encore, nous transmet une construction classique du 2ème mode.

Je voudrais attirer l'attention sur les variantes constatées dans nos témoins, entre les mélodies de "muneRA" et"ADducent" d'une part et "reGES" d'autre part.

Dans le premier cas, la tradition italienne et celle de Saint Maur donne le demi-ton avant l'oriscus (les autres l'unisson sauf les bénéventains: unisson/demi-ton).

Dans le second cas, on constate l'unanimité en faveur de l'unisson.

Il serait intéressant de comprendre pourquoi cette différence de traitement entre ces deux cas...Peut-être faut-il y voir une manière de mettre en relief le mot "reges"? Ce cas de suppression du demi-ton dans le premier cas s'observe aussi dans certains mss lorsque la formule est employée pour le mot "alleluia"...

Dans le nouvel Antiphonale Monasticum, Daniel Saulnier a opté systématiquement pour le demi-ton dans le premier cas. Est-ce à cause des ornements autour de ce demi-ton, clairement visibles dans le Vieux-Romain?

Il suffit de regarder le tableau ci-dessous pour s'en convaincre:

 

 

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Replies to This Discussion

Il est pour moi évident que le pressus GFF~... implique, comme toujours lorsqu'il y a hyporrhoi (oriscus) un ornement, qui est traduit tantôt par mi-fa, tantôt par fa-fa (avec reverberatio)

...et pourtant, à "reGES", unanimité des témoignages pour l'unisson!!!

Why???

Le recours au vieux-romain me paraît sans valeur, puisque le grégorien a modifié volontairement son modèle. Le vieux-romain peut faire chanter le demi-ton, sans que le grégorien le fasse.

                                                    * *

J'ai trop de mal à lire le tableau que vous présentez, pour le consulter efficacement, mais si je comprends bien le commentaire que vous en faites, on a

      - dans le second cas, on constate l'unanimité en faveur de l'unisson ;

      - dans le premier cas, on constate l'unanimité en faveur de l'unisson

                     sauf la tradition italienne et celle de Saint-Maur,

                     et l’hésitation chez bénéventains: unisson/demi-ton.

C’est dire que l’unisson est de beaucoup la version la plus fréquente ; le demi-ton est nettement plus localisé à l’Italie et à Saint-Maur. C’est cela qu’il faut tenter d’expliquer.

Effectivement, le Vieux-Romain ne peut être considéré comme une référence intangible.

Quelques précisions relatives au "premier cas":

Je constate que Tolède 44-1, sur le deuxième FA de "muneRA", met un oriscus (idem dans des contextes semblables, dans le Graduel d'Albi, lat 776, à l'OFF Ad te Domine, à "conFUNdentur", fo 6, et à la COM Vovete à "reGES terrae", fo 130).

La formule semble être traitée différemment chez les bénéventains selon qu'il s'agisse de la Messe ou de l'Office (ce qui ne semble pas être le cas dans le Vieux-Romain). Par exemple, Bénévent 34 met constamment l'unisson, sauf quand il s'agit des antiennes de procession des Rogations (voir ANT Domine Rex, fo 160v, à "omniUM rerum" ou à "benedicTIonis") c'est-à-dire là où le style de composition s'apparente à celui du Responsorial...Les même remarques valent aussi pour Bénévent 19, qui est à la fois un Missel et un Bréviaire. L'unisson prévaut pour les pièces de la Messe et le demi-ton pour l'Office...

Ce répons est en fait calqué sur le répons Velum templi du Vendredi Saint, présent, lui, dans Hartker (H 217)...., où l'on peut visualiser le "premier cas" à "terRA tremuit" et le "second cas" à "laTRO".

Réduire l'oriscus à une seule "note" est abusif

Le Vieux-Romain est une référence, mais il n’y a pas continuité en tout point entre lui et le grégorien.

Avez-vous fait un relevé précis des cas où Bénévent 19 dans l’office ne met pas l'unisson ?



Dominique Crochu a dit :

Effectivement, le Vieux-Romain ne peut être considéré comme une référence intangible.

Quelques précisions relatives au "premier cas":

Je constate que Tolède 44-1, sur le deuxième FA de "muneRA", met un oriscus (idem dans des contextes semblables, dans le Graduel d'Albi, lat 776, à l'OFF Ad te Domine, à "conFUNdentur", fo 6, et à la COM Vovete à "reGES terrae", fo 130).

La formule semble être traitée différemment chez les bénéventains selon qu'il s'agisse de la Messe ou de l'Office (ce qui ne semble pas être le cas dans le Vieux-Romain). Par exemple, Bénévent 34 met constamment l'unisson, sauf quand il s'agit des antiennes de procession des Rogations (voir ANT Domine Rex, fo 160v, à "omniUM rerum" ou à "benedicTIonis") c'est-à-dire là où le style de composition s'apparente à celui du Responsorial...Les même remarques valent aussi pour Bénévent 19, qui est à la fois un Missel et un Bréviaire. L'unisson prévaut pour les pièces de la Messe et le demi-ton pour l'Office...

Dans le cas de Bénévent 19, 20 et 21, pour la formule qui nous intéresse, aucun.

D'autres formules, elles aussi "autour" de FA, dans d'autres modes (je pense aux répons "Peto DomiNE" ou "ASpiciebam") où le demi-ton "s'étend" aux aquitains....

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