Graduale novum

Graduale Novum – Editio Magis Critica Iuxta SC 117
Tomus I: De Dominicis Et Festis

ed. by Christian Dostal, Johannes Berchmans Göschl, Cornelius Pouderoijen, Franz Karl Praßl, Heinrich Rumphorst and Stephan Zippe. Con Brio Verlag, Regensburg 2011, ISBN 978-3-940768-15-5,

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Comments

  • Très intéressant, ça! En fait, ce n'est pas facile sans la possibilté de la metavolî kata tonon.
  • c'est un cas typique : les manuscrits avec lignes et clés qui écrivent fa-mi au lieu de sol-fa le font pour une seule raison : maintenir le demi-ton. Ergo : sol-fa# (ce qui donne aussi le mi-bémol dont je parlais à propos de Ecce quam bonum : sur lignes avec clés : mi-fa-re, sans lignes et clés : ré-mi(b)-ut)
  • «En ce qui concerne Data est, il faut aller voir du côté de Gaillac (ex Albi), c'est une évidence.»

     

    Va pour le sol, mais le fa# ?

  • En ce qui concerne Data est, il faut aller voir du côté de Gaillac (ex Albi), c'est une évidence. Je suis content qu'on reconnaisse que la restitution de Populus Sion est gravement erronée. Décidément, ce graduel nécessite d'une nouvelle édition...

    D'autre part, en chantant aujourd'hui le contrafactum du Graduel du Sacré Coeur, qui imite le graduel Ecce quam bonum, je me suis aperçu qu'il manque (dans les deux...) un mi-bémol. Je le dis ici en passant, mais de telles fautes sont hélas innombrables. Ach, o Weh o Weh !

  • Je ne comprends pas la raison de l'intonation sol sol-fa# mi de la communion Data est mihi.  Je n'ai pas trouvé  d'explication dans les articles de Beiträge zur Gregorianik concernant cette communion, mais mon allemand est si mauvais qu'il se peut que quelque chose m'ait échappé.  Quelqu'un aurait une idée ?
  • "Plus loin, sur AD SALvandas, l'equaliter de St Gall se trouve contredit ..."

     

    The equaliter in Einsiedeln is sometimes really unisono and somtimes a half-tone.

    But to my knowledge its the only "-SG-" mansuscript that shows this feature.

     

    So the fall from DO to SI with equaliter is,  to the standards of notation in E 121, no problem.

     

  • - Pourquoi cette récitation sur ré au début de l'introït "Populus Sion" ... ?
    Ben. VI, 34 donne bien une récitation sur DO. StY aussi, et d'autres manuscrits également.
    Du coup, ça oblige à mettre un # sur DOminus et un bécarre ensuite.
    You are right about the Intonation, it should be on DO.
    In GrN the whole first passage should be notated one tone down.
    But I challenge you to find a wittness that shows fado-dore.
    The connection (in GrN) between salvan-DAS and GEN-tes is inappropriate.
    It can't do-sol!
  • Je trouve aussi que ce Graduale novum est un grand pas en avant, et que la moindre des choses est d'exprimer notre gratitude à tous ceux qui y ont contribué. C'est un énorme travail, il faut le souligner. Et bien entendu, dès qu'on fait quelque chose qui fait "avancer", il y a 2 attitudes. La 1ère est de dire que c'est un progrès, ce qui est le cas. La 2ème est de dire que ça n'a pas été assez loin. Les 2 attitudes ne sont d'ailleurs pas incompatibles. Un grand merci, donc, aux éditeurs de cet ouvrage.

    Ceci étant dit, bien sûr, on a envie de faire des critiques, et de se poser des questions.

     

    La 1ère critique, c'est : pourquoi n'y a-t-Il sur la portée ni strophae, ni petites notes, ni utilisation de losanges pour les montées en valeurs brèves : seulement les carrés et losanges de l'édition vaticane !
    De même, pourquoi n'y a-t-Il aucun neume sur les pièces du Kyriale ?
    Pour des spécialistes, ce n'est pas grave puisqu'on lit les neumes, mais si ce Graduale novum avait l'ambition d'être utilisé par des chanteurs de scholae, alors c'est vraiment une occasion ratée. Ça n'enlève rien à l'intérêt de l'édition, à ses restitutions mélodiques, mais c'est vraiment dommage !
    Je suis d'accord avec le Père Joseph Marie pour regretter aussi le renvoi des références aux manuscrits dans les tables et non plus auprès des pièces : toujours cette hésitation entre édition "scientifique" et édition "liturgique"?
    Une autre critique - la plus grave - est qu'il n'y a nulle part un renvoi, une autre table des matières ou une quelconque liste permettant de se reporter à l'organisation des messes dans la "forme extraordinaire du rite romain". Est-ce exprès, ou est-ce un oubli ? En tous cas, c'est une occasion ratée - et de taille ! - de tenter d'intéresser ceux qui pratiquent le grégorien dans le cadre de la "forme extraordinaire", qui sont les plus nombreux, mais qui sont déjà très réticents. Comme ça, on peut être sûr qu'ils ne vont pas de se servir de l'ouvrage... C'est vraiment dommage.
    Ça revient à accentuer un clivage déjà très présent, et regrettable.
    Sans prétendre à des observations exhaustives, en tournant les pages rapidement, quelques bizarreries m'ont sauté aux yeux dès la 1ère note de la 1ère pièce de l'année liturgique :
    Sur "Ad te levavi", pourquoi avoir omis la liquescence alors qu'elle est dans Laon et SG ?
    Il y a beaucoup d'autres pièces où des liquescences n'ont pas été inscrites sur la portée ... Dommage.
    Je m'interroge aussi à propos de certaines restitutions, ce ne sont pas des critiques, mais plutôt des questions : 
    - Pourquoi cette récitation sur ré au début de l'introït "Populus Sion" ... ?
    Ben. VI, 34 donne bien une récitation sur DO. StY aussi, et d'autres manuscrits également.
    Du coup, ça oblige à mettre un # sur DOminus et un bécarre ensuite.l
    Pus loin, sur AD SALvandas, l'equaliter de St Gall se trouve contredit ...
    - L'incipit de l'off. Confitebor a un si naturel !  ce si naturel rappelle les versions l'AM de 1934 ... Bizarre, pour une formule tellement habituée au si bémol, alors que 2 syllabes plus loin le bémol est bien là ... j'aimerais comprendre ce choix
    - Même chose pour l'incipit de la communion "Amen dico vobis" : Par ailleurs, là-aussi, pas de liquescence sur MEN, au début, contrairement à Laon et Einsiedeln ...
    - Je ne comprends pas les fa # de la fin de l'introït "Protector noster". certes les formules avec le # se retrouvent dans d'autres pièces avec les mêmes intervalles, mais la formule sur TUIS existe aussi avec la tierce mineure. Ça m'intéresserait de connaître la raison de ce choix alors que la table des matières indique seulement Laon et Einsiedeln comme références. En plus l'enchaînement entre la cadence de TUIS et le retour du FA naturel qui suit me paraît un peu abrupte ...
    Ce sont quelques exemples, je ne souhaite pas être trop long.
    Autre observation : pourquoi avoir gardé les demi-barres des intonations d'alleluia même quand elles incitent à faire des arrêts sur des notes qui ne sont pas forcément longues (exemple : alleluias type dies sanctificatus ; la 4ème note qui suit le quart de barre est toujours longue, alors que les 2 notes qui précèdent le 1/4 de barre sont souvent brèves ... Le quart de barre me paraît inopportun. Ce n'est pas grave si l'utilisateur suit les neumes. Mais si c'est quelqu'un de moins averti, c'est dommage
    Tout ça n'empêche pas que ce Graduale novum soit un progrès. L'intérêt est aussi de susciter le débat.

  •  

    'On regrette aussi les renvoi des références aux manuscrits..'

    Je suis d' accord

    Mais dans mon graduale, chaque piece est indiqée aussi de Chartres

    et les pieces enscribee de Cantorium Sg 359 de E 121.

     

    Comme vous-voulez

  • On regrette aussi le renvoi des références aux manuscrits dans les tables et non plus auprès des pièces : toujours cette hésitation entre édition "scientifique" et édition "liturgique"?
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